- RETOUR DE KRUGER -

4 ans que je n'y avais pas mis les pieds. Kruger Park, cet endroit un peu hors du temps, terrain de jeu sans fin.

Je me suis accordé une vingtaine de jours pour obtenir une bonne série d'images. Le timing est serré, mais à coeur vaillant rien d'impossible.

Merci Babeth pour ton enthousiasme, tes conseils de lecture, la voiture et.. l'appli ! Ce fut grand.

Je vous emmène ?

 Olifants River

Olifants River

Comment vous décrire le Kruger en deux mots ? Vaste comme le Pays de Galle, on y rentre obligatoirement dans un véhicule, souvent le sien, dont on ne peut descendre que dans les endroits autorisés : petites aires de repos, caches, ou camps intérieurs. En tenant compte des horaires d'ouverture et de fermeture des portes des camps, on gère sa journée à sa guise, sur les routes principales goudronnées (50km/h max) ou les pistes secondaires terreuses (40km/h max). 

La majeure partie des visiteurs se lance frénétiquement dans la traque aux gros chats (lions, léopards, guépards), et plus généralement aux gros animaux (girafes, éléphants, rhinocéros, hippopotames, buffles..). 

 Girafe

Girafe

5 d'entre eux constituent le BIG 5 : éléphant, hippopotame, buffle, lion, léopard. Graals, en quelque sorte.

 Éléphants

Éléphants

Malheureusement, même si le Kruger regorge d'animaux (300 impalas par jour me semble être une moyenne raisonnable), on peut passer des heures et des heures sans voir le BIG 5. Et dans ces cas là, mieux vaut avoir une grosse dose de self-control, ou un porte-monnaie suffisamment lourd pour assurer des pauses snack ou restaurant 4 fois par jour.

 Lionceau et lionne

Lionceau et lionne

Cependant, certains choisissent d'ouvrir d'autres portes, non par défaut, simplement par goût prononcé, par passion. Parmi ces portes à pousser, celle du monde des oiseaux. Le Kruger devient alors cet endroit incroyable où il est possible de traquer le BIG 5, et plus de 500 espèces à plumes. Des gros, des petits, des ternes, des colorés, des fréquents, des rares, des coopératifs, des timides.

 Pygargue vocifère

Pygargue vocifère

Pour l'occasion, un changement de matériel s'imposait. D'un 100-400mm f/4.5-5.6 monté sur 7D, je suis passé au 400mm f/2.8 monté sur 5D Mark III. Manier ce truc, c'est à la fois faire de la photo et de la musculation. Mon dieu, que c'est lourd. Mais quand ça pique, ça pique sévère !

 Sweni Hide, afternoon session

Sweni Hide, afternoon session

Le reste est une histoire de patience, d'oeil, d'attention, de rapidité dans les réglages, de réussite aussi. La lumière peut changer rapidement, les oiseaux vont à une vitesse folle. Gérer simultanément l'appareil photo, la voiture et l'orientation au soleil provoque des surcharges cognitives, et bien souvent mène à un échec cuisant. L'animal n'a pas daigné attendre, n'a pas souhaité prendre la pose. "REVIENS, MERDE !!"

 Touraco à huppe splendide

Touraco à huppe splendide

Le challenge, en intraveineuse. Voilà le moteur. Vous ne verrez plus que des réussites.

 Martin-pêcheur pie

Martin-pêcheur pie

 Martin-pêcheur huppé

Martin-pêcheur huppé

 Choucador à oreillons bleus 

Choucador à oreillons bleus 

 Chevêchette perlée

Chevêchette perlée

La suite sera visible très bientôt dans Le monde des oiseaux, Le monde des animaux, ou bien sur Instagram.

Quittez cette page sans bruit. Vous risqueriez de vous faire croquer.

 Un roi

Un roi