- LE BAL DES MESANGES -

Les mésanges passent la plus grande partie de l’hiver en bandes, mélangées, parfois même avec d’autres espèces. On appelle ces mouvements collectifs “Bird Parties” en anglais. Les passereaux se serrent les coudes, cherchent à se nourrir, ensemble.

Mésange noire

Mésange noire

En revanche, quand arrivent les beaux jours, chacun pour sa pomme. Les mâles défendent âprement un territoire, les femelles cherchent les mâles qui tiennent la route. On se drague, crac crac, on pond des oeufs, et.. Et ensuite, il faut assumer.

En ville comme à la campagne, c’est alors le bal des mésanges. Le manège. Le génocide larvaire aussi.

Terrain de jeu de la jungle pantinoise

Terrain de jeu de la jungle pantinoise

En fonction de l’environnement, les mésanges s’adaptent et trouvent les meilleures cavités pour établir leur nid. Un tronc creux : parfait. Un nichoir installé par une âme humaine charitable : Byzance. Mais un vieux lampadaire explosé peut aussi faire l’affaire. Aussi bien qu’une fissure dans un mur abîmé.

Mésange charbonnière

Mésange charbonnière

Mésange charbonnière

Mésange charbonnière

Le photographe que je suis cherche à faire de jolies images. Nettes. Vivantes. Épurées. Agréables à l’oeil. Pour ça, il faut passer par l’étape nécessaire du repérage. Une paire de jumelles et des yeux suffisent amplement. Les mésanges ont souvent leur routine de fonctionnement. Elles chassent, reviennent au nid proie au bec. Avant d’entrer au nid, elles marquent une pause, sur une branche, pour vérifier que les alentours sont dégagés, que la progéniture n’est pas menacée par un quelconque danger. C’est à ce moment précis que le gros shot est possible.

Nantes, les bords de Loire

Nantes, les bords de Loire

Ensuite, on sort l’appareil photo et on éxécute. Patience.

Pause inter-mésanges

Pause inter-mésanges

Les mésanges ne sont pas des raretés, certaines sont même très courantes. Cela n’empêche pas d’essayer de les sublimer. L’exercice reste périlleux. Un oiseau net ne suffit pas. Un bokeh uni le mettra en valeur. En cela réside le challenge.

Mésange bleue

Mésange bleue

Mésange bleue

Mésange bleue

Mésange charbonnière

Mésange charbonnière

Mésange nonnette

Mésange nonnette

Mésange nonnette

Mésange nonnette



- RETOUR DE KRUGER -

4 ans que je n'y avais pas mis les pieds. Kruger Park, cet endroit un peu hors du temps, terrain de jeu sans fin.

Je me suis accordé une vingtaine de jours pour obtenir une bonne série d'images. Le timing est serré, mais à coeur vaillant rien d'impossible.

Merci Babeth pour ton enthousiasme, tes conseils de lecture, la voiture et.. l'appli ! Ce fut grand.

Je vous emmène ?

Olifants River

Olifants River

Comment vous décrire le Kruger en deux mots ? Vaste comme le Pays de Galle, on y rentre obligatoirement dans un véhicule, souvent le sien, dont on ne peut descendre que dans les endroits autorisés : petites aires de repos, caches, ou camps intérieurs. En tenant compte des horaires d'ouverture et de fermeture des portes des camps, on gère sa journée à sa guise, sur les routes principales goudronnées (50km/h max) ou les pistes secondaires terreuses (40km/h max). 

La majeure partie des visiteurs se lance frénétiquement dans la traque aux gros chats (lions, léopards, guépards), et plus généralement aux gros animaux (girafes, éléphants, rhinocéros, hippopotames, buffles..). 

Girafe

Girafe

5 d'entre eux constituent le BIG 5 : éléphant, hippopotame, buffle, lion, léopard. Graals, en quelque sorte.

Éléphants

Éléphants

Malheureusement, même si le Kruger regorge d'animaux (300 impalas par jour me semble être une moyenne raisonnable), on peut passer des heures et des heures sans voir le BIG 5. Et dans ces cas là, mieux vaut avoir une grosse dose de self-control, ou un porte-monnaie suffisamment lourd pour assurer des pauses snack ou restaurant 4 fois par jour.

Lionceau et lionne

Lionceau et lionne

Cependant, certains choisissent d'ouvrir d'autres portes, non par défaut, simplement par goût prononcé, par passion. Parmi ces portes à pousser, celle du monde des oiseaux. Le Kruger devient alors cet endroit incroyable où il est possible de traquer le BIG 5, et plus de 500 espèces à plumes. Des gros, des petits, des ternes, des colorés, des fréquents, des rares, des coopératifs, des timides.

Pygargue vocifère

Pygargue vocifère

Pour l'occasion, un changement de matériel s'imposait. D'un 100-400mm f/4.5-5.6 monté sur 7D, je suis passé au 400mm f/2.8 monté sur 5D Mark III. Manier ce truc, c'est à la fois faire de la photo et de la musculation. Mon dieu, que c'est lourd. Mais quand ça pique, ça pique sévère !

Sweni Hide, afternoon session

Sweni Hide, afternoon session

Le reste est une histoire de patience, d'oeil, d'attention, de rapidité dans les réglages, de réussite aussi. La lumière peut changer rapidement, les oiseaux vont à une vitesse folle. Gérer simultanément l'appareil photo, la voiture et l'orientation au soleil provoque des surcharges cognitives, et bien souvent mène à un échec cuisant. L'animal n'a pas daigné attendre, n'a pas souhaité prendre la pose. "REVIENS, MERDE !!"

Touraco à huppe splendide

Touraco à huppe splendide

Le challenge, en intraveineuse. Voilà le moteur. Vous ne verrez plus que des réussites.

Martin-pêcheur pie

Martin-pêcheur pie

Martin-pêcheur huppé

Martin-pêcheur huppé

Choucador à oreillons bleus 

Choucador à oreillons bleus 

Chevêchette perlée

Chevêchette perlée

La suite sera visible très bientôt dans Le monde des oiseaux, Le monde des animaux, ou bien sur Instagram.

Quittez cette page sans bruit. Vous risqueriez de vous faire croquer.

Un roi

Un roi

- MISSION GORGEBLEUE-

Direction Noirmoutier, pour le rendez-vous annuel avec les gorgebleues à miroir. Ils sont de retour pour la saison des amours. J'ai 48h pour le mettre en boîte. Timing serré !

Ambiance marais, chez les copains qui voient les oiseaux défiler à longueur d'année, et qui sont toujours de bon conseil.

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Mais dans un premier temps, le gorgebleue n'est pas coopératif. Il se cache, il se moque. Plusieurs heures d'observation ne donnent pas grand-chose.. Le chrono tourne.

Dans ces cas là, on reste positif. On fait abstraction des moustiques et on cherche. "Petit, petit.. ..."

 

Pipit farlouse 

Pipit farlouse 

Sous un soleil de plomb, je brûle. Pause, donc, à l'ombre. Mais tout le monde ne prend pas sa pause au même moment. Un héron cendré vient pile dans ma direction, à relative basse altitude. Et visiblement, il traverse un territoire déjà occupé et âprement défendu par les avocettes. J'assiste à l'intimidation. David contre Goliath, dans les airs. 

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Dans le même temps, je commence à repérer les routines du gorgebleue, et élabore une stratégie pour le lendemain.

Cisticole des joncs

Cisticole des joncs

Quand on essaie de photographier les oiseaux, il y a des jours avec et des jours sans. Et quand on place la barre assez haut, on augmente les chances de faire chou blanc.

Dans la même veine que le travail engagé à Pantin, je voulais une photo de gorgebleue fondu dans son écrin de verdure. L'oiseau ET son environnement. Une image qui respire. 

La journée commence bien. Gorgebleue coopère, la stratégie de cache fonctionne, et CLAC.

Gorgebleue à miroir

Gorgebleue à miroir

Ce n'est pas l'image espérée, mais au moins je ne rentrerai pas bredouille.

La journée se passe ensuite plus légèrement. Assis à l'ombre, je pensais en avoir terminé. Mais voici que Gorgebleue décide de se montrer à nouveau. Pile au bon moment, en fin d'après-midi, quand la lumière se détend, quand les couleurs réapparaissent. J'en profite, pense cadrage.. et là c'est festival.

Gorgebleue à miroir

Gorgebleue à miroir

La nuit tombe sur les marais. Les moustiques me harponnent mais n'ôteront pas le sourire de mon visage. Une superbe session. Ciao Noirmoutier, ciao les copains, à l'année prochaine.

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- LA JUNGLE URBAINE DE PANTIN 2 -

L'exploration de la jungle pantinoise continue.

Pigeon ramier

Pigeon ramier

Une espèce supplémentaire est venue s'ajouter aux 26 déjà comptées : une grive. Laquelle ? Pas eu le temps d'identifier.

Les sizerins flammés sont repartis. Le rouge-queue noir ne sera resté qu'une journée ou deux.

En revanche, j'ai multiplié les observations de serins cini, et ça c'est bon. "Coche !", comme on dit le milieu.

Soyons honnêtes, le serin cini étant un tout petit oiseau, plutôt craintif, on l'entend souvent avant de le voir. Puis, même si on a la chance de le localiser, il reste la plupart du temps "un petit truc qui bouge en haut d'un arbre" à nos yeux.

Serin cini

Serin cini

Seulement voilà : à répéter les sorties, les échecs, tu apprends. Et petit à petit, tu te rapproches. De l'oiseau. Et petit à petit tu te rapproches aussi de ton objectif : repartir du jardin avec un ou deux jolis clichés.

Serin cini

Serin cini

Tu apprends à ne pas tomber dans le piège de la banalisation, et à apprécier la beauté des créatures qui se présentent le plus souvent devant tes yeux. 

Mésange charbonnière

Mésange charbonnière

Après avoir croisé et discuté avec deux habitants de la résidence, et constaté leur enthousiasme pour mon travail, le but est de continuer à collecter les bons shots dans le jardin. Et puis, à terme, de sensibiliser un cercle plus étendu parmi les personnes susceptibles de fréquenter cet espace vert. 

Enfin, depuis un moment déjà, l'envie de faire des plans serrés s'estompe, au bénéfice des images laissant une place plus importante à l'environnement autour de l'oiseau.

Mésange bleue

Mésange bleue

Cela demande réflexion. Pour éviter les éléments parasites sur l'image (lampadaire, tour, grillage...), tu dois penser cadrage, tourner autour de son sujet, être patient pour shooter moins mais mieux.

- Mort sur la ville -          Corneille noire

- Mort sur la ville -          Corneille noire

Et quand ça paye, on tombe vite dans le jubilatoire. 

Pouillot véloce

Pouillot véloce

- LA JUNGLE URBAINE DE PANTIN -

Pantin, sur la papier, ça n'est pas l'endroit le plus sexy du monde pour trouver des oiseaux. En cela réside le challenge : voir à Pantin ce que les autres n'ont pas vu.

À 150m à vol d'oiseau de l'appartement, coincé au milieu de bâtiments d'habitation hauts de 20 étages, se cache un jardin. Un jardin quoi, avec quelques arbres, quelques buissons, quelques bancs. Disons environ 1000m².

Je débarque la première fois début mars, avec l'immense ambition d'apercevoir une mésange ou un moineau. 

Mésange bleue

Mésange bleue

Mésange charbonnière

Mésange charbonnière

Résultat, après environ 20h de recherche : 26 espèces aperçues. In-cro-ya-bleuh.

En comptant celles vues dans le ciel depuis le jardin, ça donne : 

Corneille noire - Pie bavarde - Geai des chênes - Moineau domestique - Rougegorge familier - Pinson des arbres - Troglodyte mignon - Mésange bleue - Mésange charbonnière - Tarin des aulnes - Sizerin flammé - Accenteur mouchet - Pigeon biset - Mouette rieuse - Pouillot véloce - Merle noir - Bergeronnette des ruisseaux - Pigeon ramier - Mésange à longue queue - Chardonneret élégant - Roitelet triple-bandeau - Rouge-queue noir - Étourneau sansonnet - Serin cini - Épervier d'Europe - Fauvette à tête noire

Sizerin flammé

Sizerin flammé

C'est bien gentil de compter. Le but reste quand même de pouvoir capturer les meilleures images de cette faune urbaine, et de pouvoir les montrer, de pouvoir raconter, sensibiliser. 

Pour le moment, les gens qui promènent leurs chiens et les fumeurs de pétards, qui habitent les tours, me prennent toujours pour un fou. Un dialogue possible ? À voir. J'aimerais. 

Accenteur mouchet

Accenteur mouchet

Pour finir, un shoot terrible du plus petit oiseau d'Europe qui s'affaire dans un cornouiller mâle en fleur : le roitelet triple-bandeau.

Roitelet triple-bandeau

Roitelet triple-bandeau

Pas d'doute ma bonne dame, c'est l'printemps !

DERNIÈRE PIÈCE POUR 2017

Rentrer dans l'ouest a deux avantages. Tu passes du bon temps en famille, et tu prends l'air. En allant marcher, sous la pluie, j'ai donc pu ramasser quelques bricoles. Séchage, mise en boîte pour protéger : me voilà de retour à Pantin avec du concret.

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Il me reste trois jours avant de passer le cap 2018. J'avais l'ambition de parcourir les alentours de Paris pour quelques photos d'oiseaux. Malheureusement, le froid et la pluie incessante auront raison de moi. Qu'à cela ne tienne : quand il n'est pas possible de sortir, il reste l'esprit pour imaginer. Je m'active. 

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Pour cette dernière création, je décide de marquer le coup. Ishtar n'y figurera pas. Part belle à l'oiseau. 

Quand on se promène à la campagne, sur des chemins même maintes fois empruntés, même à deux pas des habitations, on est probablement plus repéré qu'on ne repère soi-même. L'intrus, c'est toi en quelque sorte. Tu es en territoire déjà conquis par d'autres. Tu ne fais qu'un bref passage, par pur plaisir, là où d'autres se battent chaque jour pour le basique : se nourrir, élever leurs petits, assurer leur sécurité.

Tu arrêtes de te prendre pour le roi du monde. Tu oublies tes problèmes, souvent insignifiants.

Je finis en prenant une vieille porte de placard recyclée, poncée, vernie. Je colle une plaque de verre côté intérieur. C'est propre. 

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"Ton territoire", 2017. 43x47.

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- AU PARC MONCEAU -

Au parc Monceau, disons que les joggeurs constituent l'essentiel de la faune locale.

L'oeil attentif peut néanmoins y déceler la présence d'autres créatures tout aussi colorées que les joggeurs (chouïa moins fluo quand même) et équipées d'ailes.

Le but : photographier le roitelet huppé (Regulus regulus), le plus petit passereau d'Europe.

Comprenons-nous : l'espèce n'est pas endémique du Parc Monceau. Mais certains spots semblent parfois offrir des possibilités de prises de vues meilleures que d'autres. Et puis, quand on voit un oiseau une fois à un endroit donné, on a souvent l'impression qu'il n'y a plus que CET ENDROIT qui compte.

L'Histoire a voulu que l'expérience Parc Monceau ne commence pas par la venue du roitelet huppé, mais par la venue de la police. Pas la douane volante, non. Municipale, la police. Et à vélo. On fouille mes poches, mon sac. On me demande ma carte d'identité, où je vis, comment je suis venu. On me demande de montrer mon titre de transport (??). On me demande si j'ai terminé ce que je voulais faire. On me demande de montrer toutes les photos de la carte mémoire. Enfin, on m'autorise à continuer ma séance, mais de ranger mon trépied. 

À vous qui lirez peut-être ce billet, sachez que les photos sont autorisées dans les parcs parisiens, mais sans trépied. Je n'ai toujours pas compris la logique. Si vous êtes acharnés, vous pouvez demander une autorisation spéciale de la Mairie centrale de Paris.

Personnellement, j'ai pris le taureau par les cornes. Et ? Et maintenant c'est tout bon.

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 Ce jour-là, j'ai eu le temps de shooter une mésange bleue avec trépied. Pas de surprise, elle sort super nette, malgré le manque de lumière.

-Mésange bleue-

-Mésange bleue-

 

Viennent ensuite l'accenteur mouchet et le moineau domestique, deux autres arpenteurs fréquents des parcs et jardins.

-Accenteur mouchet-

-Accenteur mouchet-

-Moineau domestique-

-Moineau domestique-

Regulus regulus se fait attendre. Et là, surprise. Une perruche à collier, mais BLEUE !

-Perruche à collier, mutation bleue-

-Perruche à collier, mutation bleue-

Quelques recherches sur le web m'ont ensuite appris que certaines mutations avaient eu lieu chez les perruches, rendant certaines de ces dernières bleues.

Finalement, mon roitelet se pointe. À main levée, je le mets en boîte.

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Malgré tout, d'autres sessions au Parc Monceau seront nécessaires pour faire mieux. Avec le soleil, un trépied.. et mon autorisation en poche.

 

- RENAISSANCE D'UN SORCIER -

C'est un peu comme si son esprit, au dernier jour de sa vie antérieure, s'était scindé.

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Il a probablement eu envie de revêtir différentes formes, de s'éparpiller.

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Pour savoir à la fois ce que c'est qu'être pierre, et fleur, et plume.

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Puis il a décidé de redevenir le sorcier qu'il était. Habilement, il s'est arrangé pour que les morceaux épars dans lesquels son esprit demeurait se retrouvent entre les mêmes mains.

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Tel le phenix, et tels les deux premiers, renaît le Troisième Sorcier.

 

- VERSAILLES -

Habiter Paris sans avoir de voiture requiert quelques capacités d'imagination pour trouver des idées de sorties photo ornitho à la journée.

Direction les Jardins du Château de Versailles.

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Certes, qui dit "jardins" dit "oiseaux des jardins". Mais quand même : 14 espèces -dont la perruche à collier, très bruyante mais pas si facile à repérer quand elle reste immobile parmi les feuilles- aperçues en quelques heures. Le bilan n'est pas si mauvais !

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Il y a quelques jours, j'ai réalisé à quel point notre rougegorge avait la classe. Rien à envier à ses cousins "robins" que l'on trouve très colorés sous d'autres latitudes.

Le rougegorge sera donc la priorité (si un roitelet se pointe, je ne crache évidemment pas dessus hein...).

Sur le domaine de Louis XIV : shooting.

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- THE BIRD WATCHER -

C'est décidé : le prochaine création sera aux teintes de l'automne.

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Après quelques jours de recherches, je me lance sur la toile : pastels secs et fixateur. Je décide d'utiliser des fruits séchés, trouvés sur mon chemin en sortie photo ornitho. La manipulation et le collage s'avèrent être des opérations délicates : un mouvement de travers, et ça casse. 

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J'ai également décidé de donner une certaine perspective à la scène, ce qui n'est pas fréquent. C'est une notion compliquée à maîtriser pour moi.

Minutie, toujours, pour terminer sans tout ruiner.

Ishar profite des dernières lumières du jour pour observer les oiseaux de proie. 

 

60x80. Le résultat est à découvrir ICI.